1962 : les pieds-noirs s’installent dans les Pyrénées-Orientales
|
Fuyant l'Algérie, de nombreux pieds-noirs se réfugient en France "Dans la foulée de la signature des accords d'Évian, le 18 mars 1962, de nombreux Français d'Algérie rentrent en France. Victimes de menaces, d'exactions, ils sont 800 000 à quitter précipitamment l'Algérie. À Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales, 900 passagers débarquent dès le 27 mai du bateau nommé El Mansour. Ce sera le premier d'une longue série qui ne se terminera qu'à la fin du mois d'août. Le petit port n'est pas en capacité de supporter cet afflux.
" Quand nous sommes arrivés, nous avons été accueillis par des banderoles " Non aux colonisateurs " Comment avez-vous vécu votre départ d’Algérie et l’arrivée en France ?
Ça a été une onde de choc, un traumatisme qui s’est prolongé. Le départ d’Algérie a été terrible pour les pieds-noirs. Il s’est fait dans le désordre, la panique la plus totale. J’avais 28 ans. Je venais de finir mes 30 mois de service militaire, après avoir fait mes études de droit à Montpellier. J’avais donc commencé à m’installer en Algérie où je suis né (à Philippeville, NDLR), où j’avais décidé de monter une affaire de crèmes glacées, tandis que ma femme s’installait comme chirurgien-dentiste. Or, c’est à ce moment que nous avons dû partir. En juin 1962, nous avons pris le bateau pour Marseille.
Que reste-t-il de ce traumatisme dans la mémoire collective des familles de rapatriés ?
Pas grand-chose, hélas. Certaines familles font des réunions pour essayer de préserver cette mémoire. Mais les petits-enfants oublient. Le souvenir s’épuise un peu. D’ailleurs, quand j’étais député, j’avais monté l’opération Phénix pour célébrer
http://www.ina.fr/video/CAF90006880
" Stocks amenuisés "
Et le quotidien compte bien faire passer le message aux Landais que les Français d'Algérie constituent une population en détresse. " Que faut-il faire ? Fermer la porte ? Laisser les nouveaux venus, ne serait-ce que vingt-quatre heures, errer sur le pavé, sans gîtes et sans ressources ? Non. Il faut aider le centre d'accueil. En un mot, il faut se montrer humain, généreux, solidaire. " http://www.sudouest.fr/2011/08/09/1962-apres-l-algerie-les-landes-470767-3452.php |
Mis en ligne le 17 octobre 2011