Introduction
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Nos anciens que l'on croyait à jamais en paix sur cette terre qu'ils ont tant aimée, vont être " rapatriés " à leur tour pour de sombres raisons et sans crier gare.
Nous nous élevons contre cette profanation d'état, indigne et abjecte.
Nos morts doivent rester en Algérie dans la dignité qui leur est due.
Les tristes alibis ne tiennent pas.
Nous avons quatre mois pour ramener d'Algérie à nos frais les dépouilles de nos aïeux. (pages 2, 3, 8 et 15)
Les versions officielles sont basées sur le fait que les cimetières étant érodés par le temps et les sépultures abandonnées par les familles doivent être rassemblées pour laisser la place aux constructions d'une Algérie nouvelle.
Mais la décision à été prise des 1968 (voir page 7) alors que les cimetières, 6 ans après l'indépendance, n'étaient pas encore dégradés.
Ces prétendus outrages du temps résultats d'un phénomène du genre " el niño " un peu particulier, s'est attaché à détruire les pierres tombales, à soulever les marbres pour dépouiller les cadavres tout en laissant encore debouts chapelles et mausolées. (pages 19, 20, 23)
Nous reprocher de ne pas nous être occupés de nos morts est une sournoiserie de plus.
Qui à oublié la période d'insécurité des années noires et celles qui subsistent encore dans certaines contrées ?
Toutes les outrances sont de mises. Tous les prétextes seront bons même les plus mensongers.
-Comment expliquer que les cimetières israélites, souvent contigus aux cimetières chrétiens, ne soient pas concernés ? (page 4)
- Comment comprendre que les seules municipalités qui soient " solidaires " et proposent des aides soient des municipalités sudistes à forte concentration de Pieds-Noirs, sinon à des fins électorales? (page 5)
- Comment accepter que le droit élémentaire soit bafoué ? (page 6)
- Comment ce fait-il que les principales associations en charge des cimetières depuis des années ne soient pas mises au courant et soient supplantées par une association aux accointances gouvernementales ?( pages 9, 10, 11, 14, 16 17, 21)
- Nombre de nos compatriotes se sont exilés en Amérique du sud, au Canada ou en Australie. Qu'est-il prévu pour eux ? Devront-ils venir chercher les restes de leurs aïeux à Marseille ?
- Suite aux nombreuses dégradations et compte tenu de la disparition des plus âgés en France, qui pourra retrouver l'emplacement familial alors que la plupart des inscriptions et des gardiens du souvenir n'existent plus ?
- Qui garantira que les ossements reçus appartiennent bien à la famille du destinataire ?
Autant de questions qui resteront sans réponses.
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