Le cancer se propage. |
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| Si l'on en croit "Le quotidien d'Oran", M. Stasi va lancer, avec une association attrape-nigauds : France/Algérie, une nouvelle souscription auprès de notre communauté pour inciter ses membres affolés par l'annonce du "rapatriement" des leurs, à cracher au bassinet. Offusqué par les rares informations données par la presse française qu'il accuse de torpiller le futur "traité d'amitié", Il révèle "l'incapacité financière de la France à restaurer les cimetières ... dans un état de dégradation avancée." Il nous semble cependant que la préservation des cimetières devraient être assurée par l'état qui les possède. Quant aux propos du quotidien d'Oran il est inutile de s'étendre chacun jugera. |
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L’ASSOCIATION «FRANCE-ALGERIE» DENONCE LES LECTURES TENDANCIEUSES DE LA PRESSE HEXAGONALE Une tempête se lève sur les cimetières français d’Algérie.
La réaction de la presse française à la décision de regrouper les cimetières français d’Algérie a provoqué l’ire de l’Association France-Algérie présidée par M. Bernard Stasi qui a réuni son bureau pour, d’une part, dénoncer les intentions politiques de certaines parties et, de l’autre, rassurer les familles concernées. Dans un communiqué adressé au Quotidien d’Oran hier, l’Association France-Algérie déclare trouver tendancieux les comptes rendus de la presse et «une nouvelle tentative de faire obstacle au rapprochement entre la France et l’Algérie qui préparent la signature d’un Traité d’amitié cette année». L’ancien ministre précise dans le communiqué que «les autorités algériennes n’ont aucune part d’obligation pour certaines familles de pieds-noirs de choisir entre le rapatriement des corps de leurs défunts ou le regroupement de leurs sépultures». L’Algérie ne s’oppose par ailleurs pas au maintien de ces cimetières ni «à leur entretien par les familles», d’autant plus que l’amélioration de la situation sécuritaire le permet. «Les municipalités algériennes, précise M. Stasi, sont prêtes à en assurer le gardiennage». L’Association compte pour la restauration des cimetières lancer une souscription en s’appuyant sur les réseaux de Cités Unies-France des villes françaises, dont il est également responsable, jumelées avec les communes algériennes. La même opération va être lancée par l’association marseillaise France-Maghreb auprès des pieds-noirs dans la perspective de regrouper et d’entretenir la mémoire des Français d’Algérie. Il rappelle par ailleurs que la décision de regrouper les sépultures dans les 62 cimetières est dictée par l’incapacité financière de la France à restaurer tous les cimetières éparpillés un peu partout. Certains sont dans un état de dégradation avancée. L’on comprend l’amertume du président de la commission du rapport sur la laïcité dans la mesure où certaines réactions ne se sont faites qu’après l’annonce de la décision alors que le projet était déjà |
annoncé l’année dernière et une enveloppe financière promise à la restauration des grands cimetières.
Des élus ont pris le train en marche pour «rejeter» à demi-mots la décision empruntant divers prétextes qui ne cachent pas derrière des arrière-pensées politiques, malgré les assurances du porte-parole du Quai d’Orsay. Ce qui a donné motif au Consistoire central pour monter au créneau et mettre en garde contre une atteinte aux cimetières juifs d’Algérie. Pour rassurer «ses fidèles», le Consistoire a déclaré après la publication de l’information relative au regroupement des cimetières que «les cimetières juifs ne sont pas concernés» tout en accusant l’Algérie d’être derrière ce projet. Toutefois, il assure que l’Algérie ne s’oppose pas au regroupement de ces cimetières. L’autorité juive réclame cependant que l’opération se déroule sous contrôle français. Un degré de méfiance qui dénote du sentiment de rancoeur qu’entretient cette autorité à l’égard de l’Algérie malgré ses efforts de «réconciliation». http://www.quotidien-oran.comLe Consistoire central assure les juifs d’origine algérienne qu’il continuera à veiller avec un grand soin «à ce que soient respectées les dépouilles de tous nos êtres chers restés en Algérie», dans une déclaration datée d’hier. De son côté, l’association pour la sauvegarde des cimetières d’Algérie (ASCA) s’est réveillée au mois de janvier dernier pour tirer la sonnette d’alarme sur l’état des cimetières et dénoncer les décisions unilatérales des autorités qui ont pris les décisions de regrouper les cimetières «sans consulter les associations ni même les informer». Elle a demandé à ce que des obélisques soient érigés à la place des tombes transférées. La sortie de l’Association France-Algérie se veut, en quelque sorte, une mise en garde contre les velléités de torpiller le processus de rapprochement entre la France et l’Algérie et la mise en oeuvre du partenariat d’exception dans le cadre de la volonté de «refondation des relations» entre les deux pays exprimés par les présidents Chirac et Bouteflika. L’Association se fait siens la nouvelle politique de partenariat entre les deux pays, le Traité d’amitié et appelle à «la durabilité de la réconciliation entre la France et l’Algérie». Ce qui contredit, entre autres, les nostalgiques de l’Algérie française. Djilali B. |
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