Beni oui oui.
Regroupement des cimetières français d'Algérie: appel de députés à l'Etat.

11/03
AFP.

Deux députés des Alpes-maritimes ont exprimé vendredi leur inquiétude sur un plan de regroupement des sépultures françaises en Algérie, demandant notamment une prise en charge financière de ces tranferts par les Etats français et algériens.

Ce plan, destiné à "répondre à une attente exprimée par les rapatriés d'Algérie", prévoit "en priorité" de procéder à "la remise en état de décence et à la réhabilitation du plus grand nombre possible de sites, fortement dégradés par l'usure du temps et par l'insécurité qui a régné pendant de longues années en Algérie", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le programme porte au total sur le regroupement de quelque 4.000 tombes de civils français de 62 cimetières.

Pour les députés Michèle Tabarot et Jérôme Rivière, élus d'une région comptant un nombre important de rapatriés d'Afrique du Nord, le délai de quatre mois accordé aux familles pour organiser le transport des défunts est "trop court". Ils "s'interrogent également sur l'absence d'accompagnement des familles dont certaines ne savent pas où se trouvent leurs défunts".

Soulignant que beaucoup de familles de rapatriés, vu leur situation financières, "ne pourront malheureusement pas procéder au rapatriement des corps", les deux parlementaires "demandent donc au

ministère des Affaires étrangères la prise en charge financière de ces transferts par les Etats français et algérien, afin que les familles puissent honorer leurs morts de manière digne et respectueuse". Vendredi, le Quai d'Orsay a indiqué dans un communiqué qu'"au cours des derniers mois, en étroite coopération avec les autorités algériennes qui ont également exprimé leur volonté de préserver ces lieux de mémoire, des opérations importantes de sauvegarde ont pu être engagées" dans les cimitères concernés.

Ces efforts "seront intensifiés cette année", a ajouté le ministère, "grâce au concours actif de collectivités locales françaises partenaires de l'Etat".

Selon un recensement des cimetières établi en 2003, nombre d'entre eux, généralement en zone rurale, "ne pouvaient malheureusement plus être entretenus ni rénovés". L'Etat a donc décidé, après consultation du Haut Conseil des Rapatriés, "de regrouper des tombes ou des restes mortels" afin que les familles trouvent "un lieu de mémoire sauvegardé, où elles pourront continuer à honorer leurs morts."

Le ministère a rappelé qu'en vertu d'un arrêté pris le 7 décembre 2004, une liste de 62 cimetières pouvant faire l'objet d'un regroupement dans les prochains mois a été établie. Ce texte ouvre un délai minimum de quatre mois pour que les familles puissent faire connaître leur éventuelle volonté de transférer les défunts en France.

Les renseignements sur cette procédure et sur le plan engagé par le gouvernement, a rappelé le ministère, sont accessibles sur le site internet suivant:
www.consulfrance-alger.org .

Le HCR censé nous représenter, savait donc ce qui se préparait.
Sa mission, dès lors, aurait dû consister à en aviser la base.
Il aurait donc donné son aval de sa propre initiative. Fait sur lequel, comme à son habitude, il fut étonnament muet. Une fois de plus.
Que représente vraiment ce comité ?
Nous savons au moins qui il cautionne.
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Mis en ligne le 12 mars 2005
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