Encore et encore.
En additionnant les différents articles, on a une vue d'ensemble.
Deux caveaux au moins ont été profanés par des mains sacrilèges qui auraient même tenté d’y mettre le feu.
Trois jeunes âgés entre 12 et 14 ans ont pénétré de nuit dans un cimetière chrétien, tiré deux squelettes d’un caveau et les ont brûlés.
L’important incendie qui a ravagé le cimetière français d’El- Hadjar, a causé d’énormes dégâts à de nombreux caveaux.

Un coup de chapeau à Tayeb Belghich d'El Watan qui, dans son éditorial, met en évidence les véritables responsables.
Actualités : CIMETIÈRES CHRÉTIENS
ANNABA : deux caveaux profanés
Deux tombes ont été profanées et saccagées dans la nuit de jeudi à vendredi au cimetière chrétien situé en plein centre-ville, en face du consulat général de France à Annaba. Malgré la présence de trois gardiens qui y habitent, les profanateurs ont réussi à s’y introduire en enjambant l’enceinte du cimetière, puis à pénétrer dans deux caveaux pour commettre leur acte ignoble. Faut-il signaler que ce n’est pas la première fois que ce cimetière est visé par ce type d’individus puisqu’en début d’année, une centaine de tombes a subi le même sort et des objets de décoration y avaient été volés. Cet acte sacrilège et condamné par toutes les religions pour qui un mort est un mort, vient reposer le problème de gardiennage des cimetières ainsi que le respect dû aux morts. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de cet acte et identifier le ou les coupables. M. Rahman

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/08/06/article.php?sid=26523&cid=2
Cimetière chrétien d’Annaba
Deux tombes profanées
Par A. Allia Liberté du 06/08/2005

Le cimetière chrétien de Annaba a fait l’objet, dans la nuit de jeudi à vendredi, d’actes de vandalisme de la part d’inconnus. Deux caveaux au moins ont été profanés par des mains sacrilèges qui auraient même tenté d’y mettre le feu. Cette profanation n’est malheureusement pas la première puisque au début de février 2005 déjà, les services de la Police judiciaire de la wilaya de Annaba avaient réussi à confondre trois individus qui avaient violé une centaine des sépultures qui reposent dans ce cimetière et emporté dans
l’intention de les revendre, divers objets de culte en bronze et en cuivre. Contacté par téléphone, hier, le président d’APC de Annaba s’est dit ému par la multiplication des actes criminels qui ont visé ledit cimetière notamment et déclare qu’il ne comprend pas qu’on puisse s’attaquer à un endroit sacré pour quelque motif que ce soit. M. Kouadria s’étonne également qu’aucun des trois gardiens qui habitent à l’intérieur du cimetière n’ait réagi à cette intrusion tout en promettant qu’une enquête sera immédiatement menée pour situer les responsabilités et punir sévèrement, en les traduisant devant la justice s’il le faut, ceux qui par leur laxisme ou leur complicité, ont permis une telle ignominie.
ANNABA
Les auteurs de l’incendie du cimetière français arrêtés

L’important incendie qui a ravagé le cimetière français d’El- Hadjar, a causé d’énormes dégâts à de nombreux caveaux. L’intervention énergique des éléments de la Protection civile a permis de circonscrire le feu. Les investigations de la police ont permis d’élucider cette affaire qui a abouti à l’arrestation de jeunes âgés de 12 à 14 ans. Ces derniers ont avoué avoir causé accidentellement l’incendie, mais avaient entre-temps alerté l’ex-gardien qui n’aurait pas voulu
intervenir. «L’incident n’a aucune autre piste que celle de l’accident. Aujourd’hui, l’entretien de ce cimetière est pris en charge par l’APC d’El-Hadjar qui a procédé au dégagement des herbes brûlées et autres détritus», nous a déclaré le commissaire chef de la sûreté d’El-Hadjar, M. Amar Chiheb, dont les services avaient présenté les concernés au procureur de la République.

Hocine Kedadria http://www.lequotidien-oran.com
10/08/2005
Pauvre jeunesse
Par Tayeb Belghich El Watan du 10/08/2005

La jeunesse algérienne a-t-elle un avenir? Il y a lieu de s’inquiéter lorsqu’on apprend qu’à Annaba trois jeunes âgés entre 12 et 14 ans ont pénétré de nuit dans un cimetière chrétien, tiré deux squelettes d’un caveau et les ont brûlés. Pour accomplir leur forfait, ils étaient venus d’un village situé à 14 km de là.
On s’interroge sur les motivations de ces enfants. A cet âge-là, en principe, on a peur même de passer devant un cimetière, à plus forte raison y entrer la nuit. Ils ne sont certainement pas des Dracula des temps modernes pour se comporter d’une façon aussi monstrueuse. Le discours ambiant est pour beaucoup dans cette affaire.
L’école surtout a une lourde responsabilité avec des cours qui prônent l’intolérance, la haine de l’autre, qui parle sans cesse à l’enfant de la mort et du châtiment suprême.
L’enfant ne peut être normal lorsque, dès la quatrième année scolaire, on lui apprend comment laver les morts. Il est plus que perturbé et certains garderont des séquelles pour la vie. D’autres deviendront carrément des terroristes pour rejoindre ce paradis sur lequel on les a fait fantasmer. Ajoutez à cela le discours dans de nombreuses mosquées où le juif et le chrétien sont la cible permanente des prêcheurs et où ils sont présentés comme l’ennemi
principal et le mal absolu de cette planète. Beaucoup de jeunes sont ainsi endoctrinés à un point tel que même les morts n’échappent pas à leur haine. Même les tombes des martyrs de la guerre de Libération ont été profanées par les islamistes. C’est un véritable drame auquel il faut mettre fin, sinon c’est tout l’avenir de l’Algérie qui est hypothéqué. Les pouvoirs publics ont intérêt à ouvrir d’urgence le débat, car la jeunesse algérienne est en train de plus en plus de basculer dans la délinquance, la violence et parfois le crime. Les prisons sont pleines de mineurs de moins de 15 ans. Feu le président Mohamed Boudiaf avait fait remarquer à juste titre que l’école algérienne était sinistrée. Tout le monde lui avait donné raison à l’exception notable et logique des islamistes.
Cette école-là produit des monstres. Elle a fait des ravages tels que le pays ne s’en relèvera pas durant deux ou trois générations. Et le pire risque encore de se reproduire.
Toutefois, la situation peut être redressée. Cela passe par une révision profonde et urgente des programmes scolaires. Ils doivent être extirpés de tout ce qui est négatif afin de parvenir à créer une nouvelle école ouverte sur la modernité. Une réforme de cette école a été engagée. Cela ne peut être qu’une bonne chose, parce que le pays ne peut plus se permettre d’être à l’écart de l’évolution du monde et pour que ne se répète plus le sinistre épisode du genre vécu à Annaba.
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Mis en ligne le 08 août 2005
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