La rapidité de la Justice Algérienne... |
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L'EST du 2 mai 2005
ANNABA Le profanateur du cimetière Chrétien sous les verrous Suite à une plainte déposée par le président de l'association de sauvegarde des cimetières français, implantés dans l'Est algérien, les éléments de la brigade criminelle de la sûreté de wilaya de Annaba, ont procédé, durant le week?end, à l'arrestation de Z. M.T (41 ans) confondu de profanation de tombes et de vol d'objets religieux, croix et reliques entre autres, au niveau du cimetière chrétien de Annaba. Non satisfaits, d'avoir pratiquement dénudé plus d'une centaine de caveaux du marbre qui les recouvrait, les profanateurs se sont attaqués aux symboles religieux tels que les croix et reliques, qu'ils revendent au poids à des récupérateurs de métaux. C'est ainsi que, à la fin du mois de mars dernier, l'association de sauvegarde des cimetières français, lors d'une visite de contrôle au niveau de celui de Annaba, situé sur le boulevard Ché-Guevara, a constaté la profanation de plusieurs dizaines de tombes qu'on avait dépouillées de tous leurs symboles religieux en métal. L'auteur de ce crime abject, a été rapidement repéré et arrêté par les éléments de la brigade criminelle, le mercredi 27 avril 2005. Déféré au parquet près le tribunal de Annaba, le sinistre individu, habitant à Oued Zied, bourgade distante de 20 kilomètres à l'Ouest de Annaba, fut placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la maison d'arrêt locale, le jeudi 28 avril dernier. Il y a lieu de signaler que l'association de sauvegarde des cimetières français de l'Est algérien avait déposé une plainte le 2 avril dernier. Après une enquête minutieuse menée avec célérité, les policiers sont parvenus à dénicher le receleur, un certain B.S (43 ans), propriétaire d'une unité de fonderie de métaux à Annaba. Sur les lieux, les enquêteurs ont récupéré tous les symboles religieux volés dans les caveaux, moins d'un mois à peine après le dépôt de plainte. C'est le receleur qui communiqua l'identité et l'adresse du profanateur aux policiers. Il reconnut également avoir acheté les symboles religieux, tout en ignorant qu'ils provenaient du cimetière chrétien. Et c'est la raison pour laquelle, il fut laissé en liberté provisoire par le magistrat instructeur, mais comparaîtra en justice (citation directe) avec le profanateur-voleur dans les prochains jours. Cette affaire scandaleuse et, inhumaine, va certainement émouvoir tous les Algériens quelle que soit leur confession religieuse. Les morts, toutes races confondues, ont droit au respect et à la considération. Ce premier cas du genre qui se passe chez nous, se doit d'être le dernier. Et c'est la raison pour laquelle, la justice va très certainement sévir avec toute sa rigueur, afin de dissuader d'éventuels autres profanateurs. 0utre-mer l'on crie à l'anti-sémitisme pour la profanation de tombes juives et musulmanes, et l'on ne voudrait aucunement que l'on nous taxe d'anti-christianisme. Ce qui s'est passé chez nous est l'oeuvre d'un individu isolé, rapidement arrêté et incarcéré. Il n'a agi que par intérêt matériel, et non pas pur conviction religieuse, ignorant certainement la grande portée de son geste, car est tout simplement profane. |
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PROFANATION DU CIMETIERE CHRETIEN
L'auteur et le receleur écopent de 4 ans de prison Le tribunal correctionnel de Annaba dans son audience ordinaire, d'hier lundi 9 Mai, a rendu un verdict exemplaire dans l'affaire profanation de tombes et de vols de symboles religieux au niveau du cimetière Chrétien de Annaba. En effet, l'auteur et le receleur des faits qui remontent à la fin du mois d'avril dernier, ont été condamnés à quatre années d'emprisonnement ferme chacun, assorties d'une amende de 20 mille dinars et de 200 mille dinars de dommages et intérêts, au profit de l'association " In Mémoriam " chargée de la sauvegarde des cimetières chrétiens de l'Est Algérien. Il est à signaler, que seul le profanateur-voleur est emprisonné. Quant au receleur, il est demeuré en liberté provisoire et peut interjeter appel dans les dix jours qui suivent la sentence. Omar Touati
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