On nous aime tellement
et nous ne le savions pas.
Nice et les Alpes-Maritimes au secours des Pieds-Noirs.

La publication récente par les médias des termes de l'arrêté du 7 décembre 2004 (J.O. du 14 janvier 2005) et de l'accord franco-algérien du 8 septembre précédent, passés presque inaperçus, a provoqué une vive émotion dans la région de Nice où vit, depuis 1962, l'une des plus importantes communautés Pieds-Noirs de France. Il s'agit ni plus ni moins de libérer l'emprise foncière de 62 cimetières français en Algérie en organisant un regroupement des corps (une "fosse commune" en quelque sorte…) tout en permettant aux familles d'organiser à leur frais un rapatriement en France.

Le rapatriement a bien évidemment la faveur des familles. Le réveil de douleurs anciennes, le coût, souvent prohibitif, d'une telle opération (1 500 euros par famille, plus le déplacement en Algérie), le manque de concertation préalable, le très court délai (quatre mois à compter de la publication au Journal Officiel bien qu'officieusement le ministère français des Affaires Etrangères vienne tout juste d'annoncer une prolongation des délais jusqu'à l'automne prochain), l'incertitude qui règne sur la présence effective des corps après 40 ans d'abandon voire de vandalisme, sont autant de raisons qui provoquent la colère de la communauté Pieds-Noirs d'autant que la seule alternative est le regroupement des dépouilles dans des villes plus importantes, au sein de fosses communes ou d'ossuaires.
Fort virulentes, les associations de rapatriés ont,
semble-t-il, réussi à se faire entendre par le président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, le député UMP Christian Estrosi, proche de Nicolas Sarkozy qui a annoncé, mercredi, qu'une partie - voire la totalité, selon les ressources des familles concernées - des dépenses de rapatriement sera prise en charge par le département. La décision définitive, sera soumise à la Commission Permanente du Conseil Général, dans le courant du mois d'avril. Cette aide concerne plus de quatre cents familles et représentera une dépense de l'ordre de 450 000 euros pour la collectivité.

Le problème financier posé aux familles, pourrait donc pour le département tout au moins, trouver une solution acceptable par les Pieds-Noirs.
Reste néanmoins, à obtenir des sites d'accueil pour les sépultures. Un problème supplémentaire qui avait été totalement passé sous silence… jusqu'à ce que, le sénateur maire UMP de Nice, Jacques Peyrat annonce, hier, qu'il proposerait au prochain Conseil Municipal "la mise à disposition gratuite d'un lieu de repos définitif pour les restes mortels que les familles de Français d'Algérie originaires ou résidant à Nice seraient obligées de rapatrier."
Dans le même esprit, Christian Estrosi proposait, "d'étudier en relation avec les communes les conditions d'inhumation dans les Alpes-Maritimes de ces Français qui ne peuvent être oubliés par la collectivité nationale".

http://www.nicerendezvous.com/FR/
BD_edito_art.php?Art=328
Cimetières français d'Algérie : les initiatives se multiplient.

Les familles des Français inhumés dans les cimetières qui seront prochainement détruits pourraient bénéficier d'aides de la ville et du Conseil général.(18/03/2005)
Rapatrier le corps à leurs frais, ou accepter l'idée qu'il sera transféré dans une "tombe collective". Voilà la difficile alternative devant laquelle se trouvent les familles des Français reposant dans l'un des soixante-deux cimetières algériens qui laisseront bientôt la place à des immeubles ou des routes.
Le conseil général a annoncé, avant-hier, qu'il accordera une aide spéciale pour le transfert des corps. Le financement du rapatriement pourrait même être totalement pris en charge, pour les familles les plus démunies. La décision sera prise lors de la prochaine réunion de la Commission permanente, qui aura lieu dans un mois. Au total, cette opération pourrait représenter un budget de 450 000 euros.
Sépulture à Nice Hier, c'est le sénateur-maire de Nice qui, à son tour, a décidé de venir en aide aux pieds-noirs. Jacques Peyrat a en effet décidé de présenter, lors du prochain Conseil municipal, "une délibération proposant la mise à disposition gratuite d'un lieu de repos définitif pour les restes mortels que les familles de Français d'Algérie originaires ou résidant à Nice seraient obligées de rapatrier." Dans les Alpes-Maritimes, trois à quatre cent familles pourraient être concernées. M.B.
http://www.metrofrance.com/site/home.php?sec=contenu&Idarbo=21&Idarbo1=144&content=1&id=47490&resec=archives&vi=
Transmis par G.Bonnier
C'est fou ce qu'on nous aime dans les régions où nous sommes fortement implantés.
Arrières pensées électorales ?

Allons, trêve de mauvaise foi.
Ingrats que nous sommes.

Nous ne nous rendons pas compte,
combien nous sommes aimés de nos élus.
Retour page sommaire du dossier des Cimetières


Mis en ligne le 24 mars 2005
Accueil   -  La Une  -   Écho du Mois  - Associations  -   Liens sites  -  Contact  -  archives